La préservatrice de la Gervanne

Le blog de l' AAPPMA de la Gervanne


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Les barrages de galets

Malgré la campagne de panneautage effectué durant le printemps de cette année sur les lieux de baignade de la rivière, afin de sensibiliser tous les utilisateurs de ces lieux, sur les dangers des barrages de galets. Il est quand même navrant, regrettable et désastreux de constater ce type d’ouvrage sur la rivière, même les castors n’auraient hélas pas fait mieux !!

Je rappelle quand même que tous les barrages de ce type sont néfastes au milieu aquatique, ils augmentent la température de l’eau et sont le facteur principal du développement d’algues et du manque d’oxygène pour les poissons. Chaque pierres et le support de vie de nombreuses espèces aquatiques. Les retirer de leur milieu est très impactant pour la faune aquatique.

Au vu des conditions difficiles, que la rivière a connu cet été, elle n’avait pas besoin de ce type d’ouvrage et encore moins de personnes pratiquants la randonnée aquatique.

Ce barrage placé sous le pont de Beaufort a été détruit début septembre.

Amis et amies pêcheurs si vous en voyez d’autres le long de la rivière, merci de prendre un peu de votre temps pour les détruire.


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Bienvenue à Paradoxeland

Article publié dans le journal du Crestois (édition du 12/08/2022), écrit par notre président et aujourd’hui partagé dans les pages du blog de la Préservatrice.

« Pêcheur de truites depuis plus de trente ans, c’est tout logiquement que depuis quelques années, j’ai pris le pas des bénévoles et j’ai rejoint les troupes de la Préservatrice, afin de découvrir un autre aspect de la pêche. J’y ai découvert des gens ouverts d’esprit et surtout les contradictions de ce monde où sans moyens ou presque, nous devons mettre des poissons à la rivière afin de donner aux pêcheurs qui payent chaque année une carte de pêche le droit de prendre des poissons. Ces derniers (les pêcheurs) passant plus de temps aujourd’hui à se plaindre sur le net qu’à penser venir aider son prochain, à faire quelques bonnes actions pour les milieux aquatiques.

Aujourd’hui, je suis devenu le président de cette association de pêcheurs, gérant le linéaire de la rivière Gervanne, avec d’autres bénévoles. Des idées novatrices plein la tête, mais au bout de six mois j’ai vite compris qu’une association portant le statut de préservation des milieux aquatiques n’a que très peu de pouvoir et est souvent considérée quelque peu comme « la dernière roue du carrosse ». Nous sommes au milieu, coincés entre pouvoir public et politique, élus locaux et personnes lambda, DDT, OFB et j’en passe et des meilleurs. Nous n’avons comme seule arme que la force de nos convictions et nous nous battons souvent contre l’oubli de notre structure. Comment pourrait-on arrêter les pâles des moulins à vent par fort vent ? – voici le paradoxe auquel nous, associations de pêche, pouvons faire face au quotidien.

À titre d’exemple, je pourrais parler de la constatation d’un acte de braconnage qui n’est pas du ressort de la gendarmerie, l’OFB (Office National de la Biodiversité) disposant de plus de moyens pour aller contrôler celui qui arrose ses quatre tomates que pour faire la police de la pêche, et notre fédération n’a pas les moyens d’avoir une véritable police de la pêche.

Nous n’avons aucun moyen de pression sur les sports dit « d’eaux vives », randonnée aquatique, canyoning et autres canoës, pourtant si préjudiciables au milieu naturel et qui plus est quand celui-ci manque cruellement d’eau comme c’est le cas en ce moment. Il faut bien reconnaître que ces pratiquants, souvent en quête d’un bien être naturel et proche de la nature, ne voient que le plaisir de la fraîcheur de l’eau et non l’impact sur le milieu naturel, que nous ne cessons de « crier sur tous les toits ».

Aujourd’hui, l’homme est capable de faire parvenir une fusée sur Mars et de mettre en orbite des centaines de satellites autour de la Terre, nous disposons de centaines d’applications sur nos smartphones, mais nous n’avons (par exemple) aucun moyen informatique de connaître le débit réservé d’une rivière en aval d’une prise d’eau, afin que la vie aquatique puisse s’épanouir en toute quiétude.

À la mi-juillet les canaux servant à produire de l’électricité ont, par arrêtés préfectoraux, étaient fermés ; le canal des Berthalais n’y a pas échappé, mais personne n’a eu l’idée d’avertir en amont la fédération de pêche et encore moins notre association. Résultat, des centaines de poissons sont morts inutilement, alors qu’ils auraient pu être sauvés par pêche électrique et remis à la rivière. Il est aisé de comprendre que parfois il y a un gouffre entre nous d’un côté, les associations de pêche et notre fédération, et de l’autre, les services de l’état. Quatre kilomètres de canal, des poissons morts et juste le désespoir et la colère, malgré le sauvetage de quelques alevins quatre jours après avec l’aide du Pôle technique de la FD 26 (merci à eux).

Vous comprendrez que parfois la situation nous échappe et que nos croyances et pensées d’un monde idyllique, de rivières en bonne santé et remplies de poissons demeurent obsolètes. La force de mettre en place des choses concrètes afin de faire perdurer la rivière et son milieu est ancrée en nous, mais parfois le diable vient démanger notre esprit en nous disant de ne faire que le strict nécessaire en mettant quelques poissons aux nageoires douteuses pour satisfaire la soif des pêcheurs.

Madame le Préfet ne veut pas interdire la pratique des canoës qui frottent les cailloux de la Drôme, afin de protéger les milieux aquatiques, ni les barrages de galets qui ont une influence néfaste sur les cours d’eau et poussent comme des champignons sous les forêts de conifères au mois d’octobre. Le post Covid a fait émerger une catégorie de personnes qui se disent proches de la nature mais qui piétinent à longueur de week-end les biotopes des rivières.

Les cultures de maïs sont arrosées par 40 degrés, consommant à l’heure ce que le commun des mortels consomme en trois mois, et l’on vient importuner et contrôler le pauvre jardinier qui arrose le matin son carré potager. On transforme l’eau en glace pilée sur le glacier des Deux Alpes afin de préparer au plus vite la saison de ski, qui commencera aux vacances de la Toussaint.   

Les médias locaux font leur « une » avec les assecs de la basse Drôme et la fédération de pêche monte au créneau pour une rivière qui représente plus un attrait pour les canoës et les baigneurs que pour le pêcheur. Certes, il est dommageable de voir un cours d’eau en assec et une importante mortalité de poisson, mais pendant ce temps-là, personne ne parle de la catastrophe des ruisseaux du Diois, où dans l’indifférence générale la truite Fario de souche ancestrale est décimée par le manque d’eau qui touche d’importants linéaires de cette partie du département.

Cette souche patrimoniale, celle qui devrait être classée au patrimoine de l’UNESCO, est en passe de disparaître ; heureusement que les pêcheurs de l’AAPPMA de Die (encore une fois) restent vigilants et mettent tout en œuvre pour sauver ce qui peut l’être.

Il y aura un après 2022 et j’espère que cette situation catastrophique que nous vivons aujourd’hui nous servira de leçon sur la gestion de l’eau et ce que nous voulons en faire. J’espère et je souhaite aussi que nous tirions tous des leçons de cette crise. Il va falloir prendre les bonnes décisions pour que tout le monde puisse avoir de l’eau à son robinet et surtout, en tant que président d’association de pêche protectrice des milieux aquatiques, pour que ces derniers ne soient pas laissés sur le bord du chemin (ce qui est parfois déjà le cas, au détriment de nos loisirs, de notre bien-être et surtout au détriment de ceux qui nourrissent la France). Nous avons déjà bien entamé, année après année, la branche sur laquelle l’humanité est assise, il ne faudrait pas que cette dernière se brise en 2023″.


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Lettre ouverte pour prévenir du danger de la randonnée aquatique.

Voici la lettre ouverte, écrite par notre président est adressée début juillet aux Maires des communes suivantes: Omblèze, Plan de Baix, Beaufort sur Gervanne. Ce courrier est aussi parvenu au président de la Fédération de pêche, Mr Brély Christian, envoyé début Août à madame la députée Pochon Marie (députée de la troisième circonscription) et publié vendredi 5 août dans le journal « Le Crestois ».

« Dans cette lettre ouverte, je viens vous témoigner mon inquiétude concernant la pratique de la randonnée aquatique sur la rivière Gervanne. Les beaux jours sont arrivés depuis quelques mois et avec eux le monde, dans les gorges d’Omblèze et la chute de la Druise, mais aussi sur pas mal de secteurs de la rivière. Les réseaux sociaux, les médias et la crise du Covid ont considérablement augmenté l’afflux de touristes venant bénéficier de la fraîcheur de ces lieux enchanteurs.

Je n’ai rien contre les touristes venant découvrir la chute de la Pissoire et celle de la Druise, mais là où le bât blesse, c’est qu’aujourd’hui nous assistons de plus en plus à la pratique de la randonnée aquatique. Cette pratique peu onéreuse et simple à mettre en œuvre peut se pratiquer par le commun des mortels sans avoir affaire à un guide diplômé. Un short, une paire de baskets et une paire de bâtons de randonnée et voilà que la personne en quête de nature se voit remonter les rivières les pieds dans la fraîcheur de l’eau ; voilà pour le tableau. Vous comprendrez alors que cette pratique, multipliée par X personnes, peut être très vite préjudiciable par le piétinement intensif du substrat et de la faune benthique, il peut très vite même devenir une cause de mortalité pour les espèces aquatiques (écrevisses, alevins de truite Fario, invertébrés etc). Imaginez un instant mettre un troupeau d’éléphants dans une fabrique d’œufs, vous comprendrez le « carnage » !

La rivière est un milieu vivant, avec un biotope bien particulier et qui reste très fragile. Celui de la Gervanne l’est plus encore : avec ses fonds colmatés par le calcaire, la rivière n’est hélas plus en bonne santé. Je n’ose imaginer l’impact que peuvent avoir ces dizaines de piétinements journaliers sur un milieu déjà atrophié. La Gervanne est à protéger, comme doit l’être le site des gorges d’Omblèze. La truite Fario, le chabot, l’écrevisse autochtone (à pâte blanche) et bien d’autres espèces d’invertébrés y vivent, ils composent un biotope essentiel où l’équilibre reste si fragile. Le moindre déséquilibre peut être nuisible à l’une ou l’autre de ces espèces et en tant que président de la préservatrice de la Gervanne et pêcheur, je joue un rôle de protection des cours d’eau et de son biotope. D’ailleurs, la définition d’AAPPMA reste la suivante : Association agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques.

Je ne voudrais pas que dans un futur sans doute proche, la rivière devienne un second « Toulourenc » avec ce que cela implique : pollution de la nature, impact sur la faune et la flore. Je ne saurais que vous rappeler que la truite Fario reste une espèce emblématique de nos rivières du Vercors et du Diois et que l’écrevisse à pâte blanche est en voie de disparition dans bon nombre de vallées, à cause de la maladie mais aussi de l’impact de l’homme.

 Un bon nombre de rivières sont impactées aujourd’hui par le tourisme et l’être humain, mais aussi par les prélèvements intensifs de l’eau, dans les cours d’eau et les nappes phréatiques. La rivière Drôme entre autres souffre de l’impact des barrages de galets, du tourisme de masse et du prélèvement en eau, impact que nous pouvons aussi retrouver sur la Gervanne. Avec la problématique de la randonnée aquatique, cela commence à faire beaucoup pour la nature et les rivières et le phénomène est de plus accentué par le manque d’eau qui touche l’ensemble du département de la Drôme.

Je n’ai rien contre ceux qui utilisent la rivière à des fins de bien-être, mais ne mettons pas en péril ce que la nature a mis des millénaires à construire. Cette année 2022 est à ce jour une catastrophe pour nos cours d’eau, le printemps a connu un déficit de pluie jamais égalé depuis 1959, l’été avec des semaines caniculaires ne fait qu’empirer le phénomène, il ne faudrait pas qu’en plus le plaisir de quelques-uns cause un impact supplémentaire dont les milieux aquatiques auraient pu se passer.

Aujourd’hui mon équipe de bénévoles et moi-même avons comme seules armes la parole et le bon sens, afin d’expliquer à tous les utilisateurs de la rivière son fonctionnement, sa vie et qu’il faut surtout en prendre soin, afin de pouvoir la transmettre aux générations futures.

« Le principal fléau de l’humanité n’est pas l’ignorance, mais le refus de savoir » (Simone de Beauvoir).

Je reste cependant sceptique face à la durée de vie de la pédagogie et je doute qu’elle fonctionne encore bien longtemps devant l’incivisme de l’homme des années 2020. »

Le président de la Préservatrice.


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Communiqué du 10 juin 2022 de la fédération de pêche de la Drôme sur l’impacts des sports et loisirs d’eaux vives sur les milieux aquatiques.

La pratique des sports et loisirs d’eaux vives dans le département de la Drôme est en perpétuel accroissement depuis plusieurs dizaines d’années. Ce constat est lié à la beauté de notre département, et à la richesse d’habitats remarquables qu’il abrite. De la cascade verte à la cascade blanche, en passant par les gorges de la Gervanne et du Toulourenc, et sans oublier la rivière Drôme, les touristes que nous accueillons sont de plus en plus nombreux à s’amasser dans ces milieux naturels, en venant y chercher fraîcheur, réconfort, mais aussi offre sportive au sein même des cours d’eau. A noter qu’outre les lieux précités, c’est la grande majorité des cours d’eau drômois qui sont concernés. Malgré l’intérêt économique que le tourisme représente, il semble aujourd’hui pertinent de vous alarmer au sujet des effets néfastes que peuvent avoir ces pratiques lorsqu’elles sont peu, ou pas encadrées et limitées.

La pratique en masse du ruisseling, canyoning, et de la baignade, peut avoir un impact important sur la qualité de l’eau et du substrat, et donc par déclinaison, sur l’ensemble de la faune et macrofaune aquatique. Le piétinement du substrat a pour effet la destruction des micro-habitats et donc des macro-invertébrés, source de nourriture et de vie pour bon nombre de poissons et crustacés. Mais lorsque le piétinement devient intensif, il devient une cause de mortalité directe pour les populations piscicoles, par écrasement des espèces benthiques (écrevisses à pieds blancs, chabot commun…) ou des zones de reproduction (frayères…).

La Fédération pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique de la Drôme œuvre aux côtés de nombreuses autres structures pour la défense et la préservation du milieu aquatique. Nous sommes donc attristés de voir nos efforts vains, face au fléau que représente le tourisme de masse. Malgré le panneautage mis en place par nos pêcheurs par le biais des Association Agréées pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique (AAPPMA), les résultats obtenus sont minimes, compte tenu de l’ampleur que prennent ces pratiques.

Nous sommes également au regret de constater que de nombreuses publicités encouragent et font la promotion de ces pratiques destructrices de l’environnement, sur les réseaux sociaux ou via les offices de tourismes… Il nous paraît paradoxal de promouvoir un tourisme vert, qui encourage des pratiques allant à l’encontre même du principe écologique et du respect de l’environnement, des habitats et des espèces. Dans un contexte sociologique controversé, ou le débat est orienté vers le bien-être animal et la non-dégradation de la nature, il nous paraît légitime de vous alerter sur ce sujet, paradoxalement aux attaques quotidiennes que subit le monde de la pêche.

Enfin, vous n’êtes pas sans connaître les difficultés que connaît notre beau département du point de vue du déficit de la ressource en eau. Déjà fortement perturbée par le réchauffement climatique et des étiages de plus en plus sévères, la faune piscicole mérite t’elle d’être sacrifiée sur l’autel d’un pseudo tourisme vert ?

La Fédération ne s’oppose en aucun cas au tourisme et à la mise en valeur du milieu aquatique, qui peut aussi être un véritable atout dans la sensibilisation à l’environnement. Cependant, nous alertons les services de l’état et les élus locaux sur la nécessité d’agir vite, pour l’encadrement et la limitation de ces pratiques, dans une logique de conciliation et de compromis que nous devons à tout prix trouver pour sauver nos cours d’eau déjà souffrant. La légiférassions de ces pratiques est possible et nécessaire, via l’article L432-3 du Code de l’Environnement, réprimant la destruction des zones de frayères, et l’article L214-12, 2ème alinéa, qui vous habilite en tant que préfète à réglementer la pratique du tourisme, des loisirs et des sports nautiques sur les cours d’eau ou parties de cours d’eau non-domaniaux. Nous, Fédération de pêche de la Drôme, portons la voix de tous les pêcheurs et amoureux de la nature, qui sont excédés par la situation et demande une prise en charge ferme de votre part face à cette problématique.

Christian Brely,

En sa qualité de président de la Fédération Départementale

pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique de la Drôme


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Matinée nettoyage des berges de la Gervanne

Une poignée de bénévoles s’étaient donné rendez-vous en ce samedi 18 juin, afin de nettoyer les embâcles et les arbres tombés cet hiver le long de la Gervanne dans les gorges d’ Omblèze. Voilà une action organisée par les pêcheurs, pour les pêcheurs et pour la rivière. De tous les pratiquants des cours d’eau, il n’y a que les pêcheurs bénévoles qui œuvrent à longueur d’année à la protection de la faune aquatique et à l’entretien des rivières et de leurs berges.

Une sympathique matinée qui se termina par un repas convivial sous le tilleul de notre vice- président.

Une prochaine matinée sera mise au programme après la fermeture de la truite en septembre prochain, afin de finir les travaux de nettoyage de la Gervanne amont.

Photos Sylvain/ Serge


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Renforcement des restrictions des usages de l’eau en Drôme (mai 2022)

Car l’usage de la ressource en eau reste l’affaire de tous, merci de lire et de prendre en compte ce qui suit:

« Le déficit hivernal de pluviométrie, cumulé à l’absence de précipitations au cours des premiers mois de l’année 2022, au fort vent des dernières semaines et à des températures exceptionnelles au mois de mai, ont fortement dégradé l’état des cours d’eau et des nappes, dont les niveaux sont exceptionnellement bas pour la période.

En conséquence de la réunion du comité « Ressource en Eau » le 24 mai 2022, et compte tenu de l’aggravation de la situation liée à l’absence durable de pluie, la Préfète de la Drôme a décidé de placer les secteurs Galaure, Drôme des collines, Plaine de Valence, Drôme, Roubion et Jabron en alerte renforcée sécheresse, tant en ce qui concerne les eaux superficielles que les eaux souterraines. Cette mesure ne concerne pas les secteurs du Royan Vercors et du Rhône, qui demeurent en vigilance. Le Lez, l’Eygue et l’Ouvèze restent en alerte, ainsi que les affluents de la Valloire (cf. arrêté préfectoral du 26 avril 2022 fixant les restrictions d’usage de l’eau correspondant à ce niveau).

L’eau est un bien public qui doit absolument être préservée dans l’intérêt général. L’ensemble des usagers de l’eau (particuliers, entreprises, collectivités publiques et exploitants agricoles) sont concernés par l’urgence de mettre en œuvre, dès à présent, des pratiques économes en matière de consommation d’eau afin de retarder au maximum l’obligation de prendre des mesures encore plus drastiques correspondant à un passage en situation de crise.

Le civisme de chacun, dans le strict respect des arrêtés préfectoraux, est une condition essentielle de la préservation de la ressource en eau. Ainsi, la situation d’alerte renforcée prescrit :

Pour les collectivités publiques :
• l’interdiction d’arroser les pelouses et les espaces verts de 7h00 à 23h00 ;
• l’interdiction d’arroser les stades et les espaces sportifs ;
• l’interdiction de laver à l’eau, les voiries, terrasses et façades ;
• la fermeture des fontaines sauf celles fonctionnant en circuit fermé ;
• la demande d’autorisation pour la vidange des piscines collectives auprès de l’ARS.

Pour les particuliers :
• l’interdiction d’arroser les pelouses et les espaces verts de 7h00 à 23h00 ;
• l’interdiction de remplir les piscines (sauf première mise en eau suite à une construction) et l’interdiction de les remettre à niveau ;
• l’interdiction de laver les véhicules hors des stations de lavage, à l’exception des obligations réglementaires (véhicules sanitaires ou alimentaires), techniques (bétonnières…) et liées à la sécurité.

Pour les entreprises :
• l’interdiction de laver à l’eau, les voiries, terrasses et façades ;
• l’interdiction de laver les véhicules hors des stations de lavage, à l’exception des obligations réglementaires (véhicules sanitaires ou alimentaires), techniques (bétonnières…) et liées à la sécurité ;
• l’application des mesures de restriction d’eau prévues par les arrêtés préfectoraux d’autorisation des installations classées (ICPE).

Pour les exploitants agricoles :
• la mise en place des tours d’eau (plage horaire) pour l’irrigation afin de lisser l’impact des prélèvements sur les nappes et les rivières. Cette mesure peut amener les agriculteurs à devoir irriguer en journée, en toute légalité, afin de respecter leur tour d’irrigation. Si les agriculteurs sont les principaux usagers de l’eau, ils sont également les plus touchés par les mesures de
restrictions (diminution de 40 % de leur capacité de prélèvement).

Le respect de ces restrictions fera l’objet de contrôles renforcés par les services de la police et de la gendarmerie nationales. Il est attendu des maires qu’ils mobilisent leurs polices municipales et leurs gardes champêtres afin de participer pleinement à ces contrôles. Tout contrevenant s’expose à une contravention de 5ème classe (jusqu’à 1500 €) ».

Consultez la carte des niveaux de restriction dans la Drôme

https://carto2.geo-ide.din.developpement-durable.gouv.fr/frontoffice/?map=a3d5ca85-93d7-4ac0-8e49-2821b3b14ecb


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Amis pêcheurs, on compte sur vous.

Amis pêcheurs, vous êtes les premières sentinelles de la rivière.

Vous n’êtes pas sans ignorer que le département de la Drôme et donc le bassin de la rivière Drôme sont placés en « alerte sécheresse ».

Il y a donc interdiction des prélèvements d’eau dans les rivières à des fins domestiques, entre autres.

Si vous êtes le témoin de la moindre prise d’eau non agricole dans la rivière Gervanne et affluents, merci de nous faire un retour aux coordonnées que vous trouverez sur le site (rubrique présentation de l’association et domaine piscicole), avec photos et nous indiquer à minima, la commune, le lieu-dit et la rive ou dans le meilleur des cas les coordonnées GPS. Nous ferons alors suivre aux services concernés.

Merci à vous pour votre soutien et votre engagement en tant que pêcheur/ écocitoyen.


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Des panneaux pour informer, le long de la Gervanne.

Des panneaux d’informations ont été mis en place le long de la rivière et plus précisément, aux endroits où vous avez la possibilité de stationner en voiture, mais aussi sur certains chemins, notamment celui qui mène des « deux eaux  » à la chute de la Druise, ainsi que sur la totalité des gorges d’Omblèze et les abords de la chute de la Druise si fréquentée aux beaux jours.

Ce type de panneau est à l’intention des pêcheurs, histoire de leur faire une piqure de rappel sur les règles de civismes et un condensé de la réglementation pêche du département de la Drôme.

Ces panneaux surtout posés aux endroits de baignade, dans les gorges d’Omblèze et au niveau de la chute de la Druize, sont faits pour sensibiliser sur l’impact des barrages de galets sur la faune et flore aquatique si fragile sur la rivière Gervanne.


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L’alevinage annuel de la basse Gervanne

Comme chaque année en cette fin avril, une partie des bénévoles de la Préservatrice se sont retrouvés pour aller déverser 15 000 alevins de Truites Fario sur la partie basse de la Gervanne et affluents. Souhaitons que ces alevins puissent s’épanouir et vivre dans la rivière dans de bonnes conditions et que dans quelques années, ils fassent le bonheur des pêcheurs.


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CHRONIQUE D’UNE CATASTROPHEÉCOLOGIQUE ANNONCÉE (merci de signer la pétition)

Vidange du barrage de la micro-centrale de Pont-Baldy exploitée par EDSB :

« Le producteur d’hydroélectricité Briançonnais EDSB a procédé dès le 1er avril 2022 à la vidange de son barrage de Pont Baldy sur la rivière la CERVEYRETTE dans le cadre d’une opération relative à la sécurité des ouvrages hydrauliques.

La vanne de vidange du barrage a été levée afin de purger le lac de sa boue et de ses sédiments accumulés depuis 11 années et qui ont été évacués vers l’aval, dans les eaux de la CERVEYRETTE puis de la DURANCE en 6 jours seulement ».*

Aujourd’hui une pétition est en ligne, amis pêcheurs il est de votre devoir, de venir la signer.

https://www.change.org/p/vidange-de-pont-baldy-plus-jamais-ca

Je me fais par mes propos, le porte-parole des quinze membres du conseil d’administration de la Préservatrice de la Gervanne. Nous apportons notre soutien à la fédération de pêche des Hautes Alpes, ainsi qu’à l’AAPPMA du Briançonnais devant le désastre écologique qu’a subi la Durance, ainsi que la Cerveyrette. Il n’y a hélas pas de mots devant une telle catastrophe, c’est tout simplement scandaleux !!

Nous condamnons fermement cet acte honteux et nous espérons fermement que les coupables pourront être condamnés devant la justice.

La Préservatrice de la Gervanne

Pour plus d’information, merci de cliquer sur le lien de la Fédération de pêche des Hautes Alpes.

https://peche-hautes-alpes.com/

  • Photo et texte FD 05