La préservatrice de la Gervanne

Le blog de l' AAPPMA de la Gervanne


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Assemblée générale le 19 février 2023 à Omblèze.

Pêcheurs & pêcheuses, merci de noter dans vos agendas que la Préservatrice de la Gervanne tiendra son assemblée générale annuelle le dimanche 19 février à partir de 9 h à la salle communale d’Omblèze (place Patrick Duc).

Au programme de l’ordre du jour :

1.    Rapport d’activités 2022

2.    Rapport financier

3.    Nouveauté

4.    Programme d’action 2023

5.    Questions diverses

Cette assemblée, se clôturera pas le verre de l’amitié.

On vous attend nombreux et nombreuses.


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Arrêté préfectoral 2023 de la pêche dans le département de la Drôme.

Ci-dessous vous trouverez en cliquant sur le lien, l’arrêté préfectoral portant ouverture et clôture de la pêche dans le département de la Drôme pour l’année 2023, visible et à télécharger sur le site de la fédération de pêche (information & réglementation pêche).

http://drome.federationpeche.fr/674-dates-d-ouverture-quotas-mailles.htm



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Tarifs 2023 des cartes de pêche

Vous trouverez ci-dessous les tarifs des cartes de pêche 2023 que vous pouvez dès à présent acheter sur le site « carte de pêche. fr ».

Afin de recevoir les notifications par mail, des divers rendez-vous que nous vous donnons tout au long de l’année, il est impératif de bien enregistrer vos coordonnées (surtout une adresse mail valide).

Merci à vous tous et on vous donnes rendez-vous pour la saison prochaine.

Le bureau

PS: Lien du site carte de pêche .fr : https://www.cartedepeche.fr/


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Hommage à Michel Lantheaume (bénévole de notre association).

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Michel Lantheaume, bénévole très impliqué dans la vie de l’association depuis de nombres années.

L’équipe de la Préservatrice de la Gervanne tenait à lui adresser un dernier mot.

« Michel,

tu as fait partie des nombreux bénévoles que nous avons eus la chance d’avoir avec nous dans cette belle aventure de préservation des cours d’eau. Toujours prêt à donner un coup de main dans les aménagements des berges, la pioche et le marteau ne te faisaient pas peur. Lors des casse croûtes tu avais souvent le mot pour nous faire rire et tu n’étais pas le dernier pour déboucher une bouteille et encore moins pour trancher le saucisson.

Tu as su à travers ton parcours, apporter cette force qui permet à une association d’avancer, ta gentillesse et générosité ont donnés aux plus jeunes l’envie de préserver notre rivière et nous t’en remercions infiniment. Pour tous ces moments passés à tes côtés nous ne manquerons pas de penser à toi.

C’est avec le souvenir de ta joie de vivre que toute l’équipe de la Préservatrice adresse à ta famille ses plus sincères condoléances « .


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Enlèvement des embâcles en ce samedi 1er octobre 2022

Avec environ cent soixante adhérents, il est difficilement concevable de se retrouver, trois en ce samedi matin du premier jour d’octobre, afin d’essayer d’enlever les embâcles accumulés sur la Gervanne, au-dessus du lieu-dit Langilla. Durant toute cette matinée, nous avons tous les trois (Sylvain, Yohann et moi-même) enlever une hauteur de branches accumulées d’environ un mètre soixante sur quelques mètres, afin de rétablir l’écoulement normal des eaux de la rivière. Ne nous pouvions faire disparaître ce barrage naturel, par manque de temps et surtout, car les hauteurs d’eau sur certains secteurs restés assez importante. Le but de la manœuvre n’étant pas de tout enlever, mais de rétablir l’écoulement de l’eau, les crus de l’hiver se chargeront de rétablir des fonds propres et d’enlever le surplus, le restant restera est servira d’abris naturels aux habitantes des lieux.

Pour finir, je suis triste de constater le peu d’intérêt de certains pour la Gervanne. Les anciens ont fait leur temps et sont partis, un nouveau bureau est aujourd’hui à la tête de la Préservatrice et ces bénévoles ont besoin des pêcheurs pour accomplir certaines actions. Suivant les années nous effectuons, quelques matinées afin de nous occuper de la rivière (travaux divers, panneautage, etc..) il serait souhaitable que nous constations l’arrivés de nouvelles têtes. Aujourd’hui, pour tous rendez-vous, vous êtes informés, alors n’ayez pas peur et venez nous rejoindre, l’ambiance est sympa, conviviale, on y discute pêche et poissons et vous serrez fier de réaliser une bonne action pour la rivière et pour les autres pêcheurs.

Photos Sylvain et Serge


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Les barrages de galets

Malgré la campagne de panneautage effectué durant le printemps de cette année sur les lieux de baignade de la rivière, afin de sensibiliser tous les utilisateurs de ces lieux, sur les dangers des barrages de galets. Il est quand même navrant, regrettable et désastreux de constater ce type d’ouvrage sur la rivière, même les castors n’auraient hélas pas fait mieux !!

Je rappelle quand même que tous les barrages de ce type sont néfastes au milieu aquatique, ils augmentent la température de l’eau et sont le facteur principal du développement d’algues et du manque d’oxygène pour les poissons. Chaque pierres et le support de vie de nombreuses espèces aquatiques. Les retirer de leur milieu est très impactant pour la faune aquatique.

Au vu des conditions difficiles, que la rivière a connu cet été, elle n’avait pas besoin de ce type d’ouvrage et encore moins de personnes pratiquants la randonnée aquatique.

Ce barrage placé sous le pont de Beaufort a été détruit début septembre.

Amis et amies pêcheurs si vous en voyez d’autres le long de la rivière, merci de prendre un peu de votre temps pour les détruire.


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Bienvenue à Paradoxeland

Article publié dans le journal du Crestois (édition du 12/08/2022), écrit par notre président et aujourd’hui partagé dans les pages du blog de la Préservatrice.

« Pêcheur de truites depuis plus de trente ans, c’est tout logiquement que depuis quelques années, j’ai pris le pas des bénévoles et j’ai rejoint les troupes de la Préservatrice, afin de découvrir un autre aspect de la pêche. J’y ai découvert des gens ouverts d’esprit et surtout les contradictions de ce monde où sans moyens ou presque, nous devons mettre des poissons à la rivière afin de donner aux pêcheurs qui payent chaque année une carte de pêche le droit de prendre des poissons. Ces derniers (les pêcheurs) passant plus de temps aujourd’hui à se plaindre sur le net qu’à penser venir aider son prochain, à faire quelques bonnes actions pour les milieux aquatiques.

Aujourd’hui, je suis devenu le président de cette association de pêcheurs, gérant le linéaire de la rivière Gervanne, avec d’autres bénévoles. Des idées novatrices plein la tête, mais au bout de six mois j’ai vite compris qu’une association portant le statut de préservation des milieux aquatiques n’a que très peu de pouvoir et est souvent considérée quelque peu comme « la dernière roue du carrosse ». Nous sommes au milieu, coincés entre pouvoir public et politique, élus locaux et personnes lambda, DDT, OFB et j’en passe et des meilleurs. Nous n’avons comme seule arme que la force de nos convictions et nous nous battons souvent contre l’oubli de notre structure. Comment pourrait-on arrêter les pâles des moulins à vent par fort vent ? – voici le paradoxe auquel nous, associations de pêche, pouvons faire face au quotidien.

À titre d’exemple, je pourrais parler de la constatation d’un acte de braconnage qui n’est pas du ressort de la gendarmerie, l’OFB (Office National de la Biodiversité) disposant de plus de moyens pour aller contrôler celui qui arrose ses quatre tomates que pour faire la police de la pêche, et notre fédération n’a pas les moyens d’avoir une véritable police de la pêche.

Nous n’avons aucun moyen de pression sur les sports dit « d’eaux vives », randonnée aquatique, canyoning et autres canoës, pourtant si préjudiciables au milieu naturel et qui plus est quand celui-ci manque cruellement d’eau comme c’est le cas en ce moment. Il faut bien reconnaître que ces pratiquants, souvent en quête d’un bien être naturel et proche de la nature, ne voient que le plaisir de la fraîcheur de l’eau et non l’impact sur le milieu naturel, que nous ne cessons de « crier sur tous les toits ».

Aujourd’hui, l’homme est capable de faire parvenir une fusée sur Mars et de mettre en orbite des centaines de satellites autour de la Terre, nous disposons de centaines d’applications sur nos smartphones, mais nous n’avons (par exemple) aucun moyen informatique de connaître le débit réservé d’une rivière en aval d’une prise d’eau, afin que la vie aquatique puisse s’épanouir en toute quiétude.

À la mi-juillet les canaux servant à produire de l’électricité ont, par arrêtés préfectoraux, étaient fermés ; le canal des Berthalais n’y a pas échappé, mais personne n’a eu l’idée d’avertir en amont la fédération de pêche et encore moins notre association. Résultat, des centaines de poissons sont morts inutilement, alors qu’ils auraient pu être sauvés par pêche électrique et remis à la rivière. Il est aisé de comprendre que parfois il y a un gouffre entre nous d’un côté, les associations de pêche et notre fédération, et de l’autre, les services de l’état. Quatre kilomètres de canal, des poissons morts et juste le désespoir et la colère, malgré le sauvetage de quelques alevins quatre jours après avec l’aide du Pôle technique de la FD 26 (merci à eux).

Vous comprendrez que parfois la situation nous échappe et que nos croyances et pensées d’un monde idyllique, de rivières en bonne santé et remplies de poissons demeurent obsolètes. La force de mettre en place des choses concrètes afin de faire perdurer la rivière et son milieu est ancrée en nous, mais parfois le diable vient démanger notre esprit en nous disant de ne faire que le strict nécessaire en mettant quelques poissons aux nageoires douteuses pour satisfaire la soif des pêcheurs.

Madame le Préfet ne veut pas interdire la pratique des canoës qui frottent les cailloux de la Drôme, afin de protéger les milieux aquatiques, ni les barrages de galets qui ont une influence néfaste sur les cours d’eau et poussent comme des champignons sous les forêts de conifères au mois d’octobre. Le post Covid a fait émerger une catégorie de personnes qui se disent proches de la nature mais qui piétinent à longueur de week-end les biotopes des rivières.

Les cultures de maïs sont arrosées par 40 degrés, consommant à l’heure ce que le commun des mortels consomme en trois mois, et l’on vient importuner et contrôler le pauvre jardinier qui arrose le matin son carré potager. On transforme l’eau en glace pilée sur le glacier des Deux Alpes afin de préparer au plus vite la saison de ski, qui commencera aux vacances de la Toussaint.   

Les médias locaux font leur « une » avec les assecs de la basse Drôme et la fédération de pêche monte au créneau pour une rivière qui représente plus un attrait pour les canoës et les baigneurs que pour le pêcheur. Certes, il est dommageable de voir un cours d’eau en assec et une importante mortalité de poisson, mais pendant ce temps-là, personne ne parle de la catastrophe des ruisseaux du Diois, où dans l’indifférence générale la truite Fario de souche ancestrale est décimée par le manque d’eau qui touche d’importants linéaires de cette partie du département.

Cette souche patrimoniale, celle qui devrait être classée au patrimoine de l’UNESCO, est en passe de disparaître ; heureusement que les pêcheurs de l’AAPPMA de Die (encore une fois) restent vigilants et mettent tout en œuvre pour sauver ce qui peut l’être.

Il y aura un après 2022 et j’espère que cette situation catastrophique que nous vivons aujourd’hui nous servira de leçon sur la gestion de l’eau et ce que nous voulons en faire. J’espère et je souhaite aussi que nous tirions tous des leçons de cette crise. Il va falloir prendre les bonnes décisions pour que tout le monde puisse avoir de l’eau à son robinet et surtout, en tant que président d’association de pêche protectrice des milieux aquatiques, pour que ces derniers ne soient pas laissés sur le bord du chemin (ce qui est parfois déjà le cas, au détriment de nos loisirs, de notre bien-être et surtout au détriment de ceux qui nourrissent la France). Nous avons déjà bien entamé, année après année, la branche sur laquelle l’humanité est assise, il ne faudrait pas que cette dernière se brise en 2023″.